Au commencement étaient l’eau, la terre et le ciel
Les rivages sont au XXIème siècle ce que les murs étaient au XXème
le lieu d’échouage de nos rêves et de nos peurs
Des rochers noirs émerge une brume de chaleur
Un croisiériste géant emporte sa cargaison vers des paradis à prix cassés
Il nous vient des airs de crooner des années 60
Caprii, c’est finii … et dire que c’était la ville de mon premier amour …
Sur le fil de l’horizon sont épinglées de petites figurines humaines
Les rivages ne sont qu’un infime liseré d’écume
entre nos joyeux souvenirs du club Les Marsouins et la folie du monde
entre les alignements de transats et les canots de survie
Insouciants ou concernés c’est selon
sur les plages de sable blond les artistes et les enfants
construisent et reconstruisent leurs œuvres éphémères
Texte de juillet 2019