Mais où donc se cache la profondeur ?

 La profondeur se cache à la surface …

 

Postées et aussitôt oubliées, les images mondialisées nous enveloppent

tel un nuage toxique. Répétition à l’infini des mêmes clichés,

mise en scène compulsive de soi, primauté de l’émotion

ont stérilisé notre regard.

 

Entre la photo reportage qui prétend au réel,

se veut gardienne de la mémoire ou prise de conscience,

et la photo créative assignée à la perfection technique,

Oser des métissages.

 

Faire l’expérience du déplacement. Porter attention à ces ailleurs

quelquefois si proches de nous. Rendre toute sa place à l’imaginaire

comme medium entre sensible et intelligible, singulier et universel.

Voir ce qui ne peut être vu.

 

Revendiquer le temps de l’image. Photographier comme

on prendrait des notes puis, comme dans un bain révélateur,

laisser agir la souterraine alchimie des correspondances.

Au risque des possibles.

 

Comme l’écrivain, le photographe est « un porteur d’ombre,

un montreur d’ombre pour ceux qui trouvent la scène trop éclairée,

quelqu’un qui a été doué d’un manque

et qui voudrait l’offrir à ceux qui en savent trop ».

 

(la citation est de Valère Novarina, à propos de sa création, « Le jeu des ombres », site de La Criée, TN de Marseille)

 

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